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« Pas d'épanouissement individuel sans émancipation collective. Pas de scènes sans partage, pas de littérature sans slam, pas d'artistique sans éducation populaire, pas de culturel sans social, pas de démocratie sans paroles citoyennes, pas de poésie sans engagement, pas de vie sans poésie. »

Artiste plurielle, passe-frontières, Lisette Lombé s’anime à travers des pratiques poétiques, scéniques, plastiques, militantes et pédagogiques. Ses espaces d’écriture et de luttes s’appuient sur sa propre chair métissée, son parcours de femme, de mère, d’enseignante. En dérivent des collages, des performances, des livres et des ateliers, passeurs de rage et d’éros. Co-fondatrice du Collectif L-SLAM, elle a été récompensée, en 2017, en tant que Citoyenne d'Honneur de la Ville de Liège, pour sa démarche d'artiviste et d’ambassadrice du slam aux quatre coins de la Francophonie. En 2020, elle a reçu un Golden Afro Artistic Awards pour son roman Vénus Poética (éd. L'Arbre à Paroles) et le Prix Grenades/RTBF pour son recueil Brûler brûler brûler (éd. l'Iconoclaste). Elle sera la prochaine Poétesse nationale de Belgique en 2024 et 2025.

ECRITURES / Expression et Vigueur.

Enseignante, romaniste, diplômée en médiation, Lisette écrit et fait écrire depuis plus d’une dizaine d’années. Les ateliers d’écriture qu’elle a menés dans de nombreux pays (France, Irak, Congo, Sénégal, Canada, Haïti, Maroc, Mauritanie, Belgique…)  sont ses lieux d’apports, de partages, de confrontations auprès d’adolescent.e.s, de personnes plus ou moins éloignées de l’écriture, de la langue. Mettre des mots sur des émotions, oser s’affirmer et exprimer ses opinions librement sont les objectifs de ses ateliers où la confiance en soi amène l’écriture et vice-versa.

SLAM / La parole au centre.

En janvier 2015, le collectif Warrior Poets (Gia Abrassart et Lise Vanderpiete) invite Lisette à présenter l'un de ses textes, au Bozar, à Bruxelles, dans le cadre de l'événement Afropeans+. C'est la première fois que celle-ci monte sur une scène pour partager sa poésie. Depuis, l’addiction est alimentée fièrement. Une metteuse en scène dans le public (Rosa Gasquet) l’entend et l’introduit dans la famille du slam. Grâce à celle-ci, sa vie change et ce revirement professionnel la mènera à offrir cette même écoute, ce même cadeau de la scène comme outil de parole à d’autres femmes.


SCENES / Ces accélérateurs de particules individuelles et collectives.

En 2015, elle (co-)fonde L-Slam. Collectif de poétesses, multiculturel et intergénérationnel, organisant des ateliers et des podiums de slam, selon le principe du marrainage. Des poétesses, slameuses, rappeuses expérimentées s’allient et soutiennent des femmes encore en coulisses vers la scène. Le principe actif et équitable : un même temps de parole pour chacune (3 minutes), une entrée gratuite ou un prix libre, ni costumes, ni décors, ni matériel, ni musique, un a cappella, « un format épuré, dépoussiéré de la poésie qui remet du souffle, de l’âme, du cœur ! Quand le texte est mémorisé alors là, on n’a besoin de rien, on vient comme on est, on est juste là ! ». L-Slam, c’est aussi un projet nomade qui se déplace au gré des besoins d’expression autour de thématiques comme le droit des femmes, l’orientation sexuelle, la citoyenneté au sens large, le travail… Une soixantaine de textes de femmes issus des ateliers du collectif L-SLAM sont réunis dans un recueil intitulé On ne s’excuse de rien !

 

En 2017, la metteuse en scène Rosa Gasquet (Lézarts Urbains) réunit Lisette, le rappeur Badi et l’écrivaine Joëlle Sambi autour d’un texte éponyme de cette dernière, Congo Eza, dans un spectacle hybride nouant intimement les pratiques urbaines de slam et de rap. Tous trois belgo-congolais issus d’une génération “bien assise le cul entre deux chaises”, les artistes aux voix fières et fortes murmurent, racontent, titillent leur rapport au Congo et à la Belgique. Sans donner de réponses, des questions à priori simples (“C’est quoi la Belgitude ?”, “Comment être un enfant du Congo dans le pays de Tintin ?”) sont abordées entre des samples de rumba congolaise, de soul, d’électro et des ambiances sonores habillent les présences.

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par la metteuse en scène Rosa Gasquet :

« Lisette Lombé est une parole intense, vibrante, nécessaire, qui mêle dans sa langue, finesse et radicalité, sensibilité exacerbée, sensualité et punchlines. Rien n’est mièvre chez Lisette, rien n’est bourgeois. Elle tape là où ça fait mal, vous retourne les tripes et vous les recoud avec douceur. Elle brouille les cartes du singulier et de l’engagement, du corps désirant et du politique. Dans sa langue, les non-dits de la société se disloquent, les dominations se fissurent, les injustices vous pètent à la gueule. »

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CORPS / Corps Espiègle. Corps Radical. Corps Créatif.

En 2020, Venus Poetica poursuit quelques unes des thématiques abordées dans Black Words. De la récurrence des stéréotypes liés aux corps et aux sexualités des femmes noires nait la volonté de Lisette d’explorer à bras le corps des problématiques liées à la sexualité comme les questions de genre ou d’orientation, de représentation et d’autodétermination. Cette suite d’histoires illustre la construction d’une sexualité où l’impact des caractères sociaux, éducatifs et culturels est habilement mis en lumière. Nous ouvrant les yeux sur nos interprétations – parfois hâtives – des comportements humains.

Chaque livre de Lisette est nourri par une démarche exploratoire. Pour Venus Poetica, Lisette Lombé s’était associée avec Louise Emö, comédienne, et Winnie Pelteez, performeuse burlesque dans une représentation inspirée des américaines Naked Girls Reading, concept mélangeant l’intellectuel au sexuel et à la passion de la lecture. Des femmes nues s’effeuillent, lisent, déclament sur scène des textes féministes, libertins, dévoilants, nécessaires. Lisette, adepte des dancefloors et nuits ardentes, adopte, dans cette prise de risques une réappropriation de la nudité comme puissance pour soi, pour l’autre dans ce qu’iel perçoit et invente, en jeux de jambes, de cambrés et de mots.

LUTTES / Finalement, tout est luttes.

Ses espaces de luttes s’appuient sur sa propre chair métissée, son parcours de femme, de mère, d’enseignante, de jobcoach, de militante. En dérivent des objets passeurs de messages et d’encouragements, des cartes postales collages comme les palimpsestes des mots qui sont importants, délaissés et des récits qui en découlent, dans la violence, dans la peur, dans l’amour, dans la rage. Les droits des femmes et les droits des personnes racisées* comme sujets d’étude, de réactions et de collectivisations des savoirs et des récits forment sa conscience politique ET poétique. Avec sa sœur, Julie Lombé (Prix Paroles Urbaines 2019, fondatrice de RITUEL, un concept-spa afropéen), avec les partenaires de scène, avec des comparses de cabaret, avec des sœurs de manifestations, avec les participantes d’ateliers, Lisette Lombé investit les champs sociaux et politiques pour fabriquer, inciter et inventer des narrations autodéterminées, où l’avenir s’imprègne de l’histoire déroulée et emprunte la « carte pour le monde à venir** », de celles qu’on arpente et trace soi-même.


* Racisé.e : Mot issu de la sociologie politique qui renvoie aux personnes issues de groupes porteurs d’une identité citoyenne et nationale précise, mais cibles du racisme.

** Titre du cinquième livre de l'autrice amérindienne Joy Harjo, l'une des plus importantes poétesses américaines et livre qui a bouleversé Lisette.

Wendy Delorme

autrice

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« L’écriture de Lisette Lombé danse, c’est une flamme mouvante, née d’un souffle de survie. Elle porte en elle quelque chose de vital, donne voix aux histoires qu’on n’entend pas assez. Sa poésie rythmique porte sa narration au cœur et crée du lien commun à travers l'émotion » 

Cindy Vandermeulen

slameuse, animatrice d’ateliers d’écriture

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« C'est de l'art qui vient des tripes, fort comme un uppercut, qui vous balance à la figure ce que la société ne veut pas voir,

plus encore peut être la parole de celles qui sont sciemment invisibilisées, les femmes, les noires, les queer, les mères célibataires, les pauvres qui ont un diplôme universitaire... Celles qui ne rentrent pas dans les normes. »

Aurélie Olivier

autrice, Festival Littérature, etc.

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« Les mots de Lisette Lombé sont si musclés que les voir, les entendre saisit à chaud. Comme si son faire était au cœur de sa voix, comme si sa voix était au cœur de son faire. Ils sont des passages à l’acte, dont la lucidité, chevillée à ses prises de risque formelles, est unique. On s’en souvient longtemps.»

Quelques collaborations
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En Belgique 

Théâtre National Wallonie- Bruxelles, Poëziecentrum, Festival Passa Porta, Midis de la Poésie, KVS, Maison Poème, Behoud de Begeerte, Théâtre de Liège, Festival Esperanzah, Orchestre Philharmonique Royal de Liège, Fiestival Maelström, Cafe Congo, Pianofabriek, Festival Afropolitan/Bozar, Musée BELvue, Maison de la Poésie d'Amay, L-SLAM, Maison de la Poésie de Namur, Poetry Slam Belgisch Kampioenschap/Mun punt, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Prix Paroles Urbaines/ Lezarts Urbains/ Botanique, Point Culture, Liège/ Bruxelles, Maison de la Francité, Foire du Livre de Bruxelles, Espace Magh, Centre culturel de Namur...

À  l'international

Festival Transe Poétique (Haïti), Festival Poésie en ville (Suisse),

Festival de slam/ poésie en Acadie, Moncton (Canada), Festival Women Independence Festival (Mauritanie), Haus für Poesie, Berlin (Allemagne), Kongolesische poesie französischer sprache, Kunsthaus Graz (Autriche), Institut français d'Athènes (Grèce), Global Congo (Italie), Festival de la Francophonie (Maroc), Si Jeunesse savait (RDC), Africulturban Festival (Sénégal), Centre Culturel Rajan (Kurdistan), Centre Pompidou, Mucem, Théâtre des Doms/ Festival Off d’Avignon, Centre Wallonie-Bruxelles, Festival Jardins d’hiver, Centre de détention de Roanne, Interbibly, Maison de la Poésie de Rennes, Coupe du monde et slam national, Maison de la Poésie de Paris, Villa Gillet, Fédération des cafés-librairies de Bretagne, Festival POEMA, Festival Actoral, Festival Littérature etc., Conservatoire de Bordeaux, Centre pénitentiaire pour femmes de Rennes,

Université Paris 8, Festival Epoque de Caen (France)

CREDIT PHOTO BOUCHRA DRAOUI.jpg
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